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Etonnants Voyageurs 2007

Édition du samedi 26 mai 2007

Étonnants Voyageurs, trois festivals en un

Étonnants Voyageurs, c'est parti ! Jusqu'à lundi, ce grand rendez-vous du livre et du film s'abat comme une déferlante culturelle sur Saint-Malo.

Pour sa 18e édition, le festival Étonnants Voyageurs voit encore plus grand. 250 auteurs sont attendus jusqu'à lundi, à Saint-Malo, dans une cité corsaire qui, loin de s'enfermer derrière ses remparts, s'ouvre en grand aux écrivains. De nouveaux lieux font leur apparition, afin de mieux accueillir près de 50 000 visiteurs pendant trois jours. « Nous faisons un bon en avant. Chaque année, c'est un défi de se réinventer », admet Michel Le Bris, le directeur du festival. Didier Le Bougeant, vice-président du conseil général chargé de la culture, salue l'audace de ces Étonnants Voyageurs. « Le festival crée l'événement littéraire. Avec le thème de cette année, la littérature monde, il va créer le débat », dévoiler au public l'immense diversité de l'écrit à travers les cinq continents.

À Saint-Malo, la montée des marches

Ce que le public sait moins c'est que le festival est aussi celui du film, avec 150 projections contre 75 l'an passé. Bref, c'est la montée des marches à Saint-Malo, qui s'affirme comme l'un des plus importants festivals de cinéma en France. Pour la première fois, il sert de cadre à la remise des Étoiles de la Scam, la Société civile des auteurs multimédia. Trente documentaires de télévision seront récompensés ce samedi, pour leur qualité et l'exigence créatrice de leurs auteurs. Un festival dans le festival, auquel s'ajoute l'univers maritime, symbolisé par l'imposante silhouette du Belem. Le trois-mâts barque nantais, véritable bateau-livre, est ancré le long du quai Duguay-Trouin. Une invitation au voyage, comme à l'époque où il transportait des fèves de cacao entre l'Amérique du Sud et l'Europe.

L'aventure ne va pas s'arrêter là. René Couanau, le député-maire de Saint-Malo, promet d'aller à la découverte de nouveaux horizons, dans sa ville. « Le festival pourra encore s'étendre dans les équipements futurs : la médiathèque et le complexe de cinéma sur l'esplanade de la gare, le musée d'histoire maritime le long des quais. » Plus que jamais, Saint-Malo s'identifie à son festival. « Car notre identité, c'est l'ouverture, de l'identité locale à l'identité plurielle. » Dommage, certains ne seront pas là pour voir le festival grandir. Comme Jean-François Deniau, l'académicien et grand marin, un inconditionnel, parti pour un trop long voyage.

Olivier BERREZAI.

Ouest-France

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