« L'éco-école » de la Découverte à l'esprit vert
Les élèves de l'école de la Découverte, acteurs d'une pièce de théâtre sur l'économie d'eau et acteurs dans l'obtention du label « éco-école ». :
L'école de la Découverte a reçu le label « éco-école », hier. Une reconnaissance de l'effort fourni
par les élèves et leurs professeurs pour l'environnement.
Boire ses larmes, ne plus se laver. Certaines propositions des élèves de CM1 de l'école de la Découverte pour économiser l'eau ne pourront être retenues. Mais elles témoignent de la part prépondérante prise par les élèves dans l'obtention du label « éco-école ».
« Toutes les classes sont concernées, du CP au CM2. C'est un vrai projet collectif, avec l'investissement de toute l'équipe éducative », révèle Bruno Gosselin, directeur de l'école. Le programme veut sensibiliser les jeunes au respect de l'environnement. Deux thèmes cette année : l'eau et le tri des déchets, choisis en concertation avec les élèves.
Avec l'aide de partenaires comme l'association les Bouchons de la côte d'Émeraude, les enfants ont pu agir concrètement en collectant les bouchons de bouteilles ou en récupérant les piles usagées. Du côté de la cantine, les déchets végétaux passaient au composteur pour le bonheur du jardin de l'école.
Un travail plus habituel, avec évaluation des connaissances, accompagnait ces actions. Les enfants ont par exemple travaillé sur le cycle de l'eau, en sciences. « Une simple intensification du programme scolaire déjà existant », remarque Bruno Gosselin.
À l'origine du projet, un courrier informatif de la mairie. La Ville a d'ailleurs fourni le matériel nécessaire aux actions de l'école, qui est la seule « éco-école » de Saint-Malo. Pour Marie-France Mansuelle, « le label est encore trop récent », mais elle espère « une certaine émulation ». Pour l'année prochaine, seule l'école du Grand Bé s'est inscrite pour l'instant.
Le label, apposé sur une plaque officielle, n'apporte pas de subventions. Mais c'est « une vraie reconnaissance pour les élèves, qui ont conscience de faire partie d'un tout citoyen qui dépasse leur école », selon Stéphanie Durieux, enseignante en CE2 et coordinatrice du projet.
Le label n'est valable qu'une année, mais Bruno Gosselin a « la volonté de continuer ad vitam eternam. » Rien de plus logique pour lui : « On ne sauvegarde pas la planète avec une action temporaire ».
Joseph BANCAUD.
Ouest-France