Un viaduc à péage sur la Rance d'ici à 2015
Ras-le-bol des ralentisseurs ?
L’eau, trop chère à Saint-Malo ?
Qu'attendez-vous d'une nouvelle piscine d'agglomération ?
Baby-sitting


















Louis Pautrel : « Halte au parisianisme ! L'État doit rester présent dans les territoires ruraux ou prévoir des compensations. » Dans le cadre de notre association, c'est le maire d'une commune de moins de 3 500 habitants. Il est vrai que lorsque l'on parle des maires ruraux, ils se distinguent des maires de communes moyennes et grandes villes, tout simplement, par le fait qu'ils ont souvent comme moyens humains un secrétariat de mairie qui doit tout faire.
Le maire, lui, doit être capable de répondre à toutes les demandes de la population : chiens en divagation, conflits de voisinage, un nid-de-poule sur la route... Et, pourtant, nous voulons de la concertation et de l'information sur les réformes de l'État. Je dis souvent halte au parisianisme qui fait la pluie et le beau temps dans le cadre de l'aménagement du territoire.
On nous supprime des trésoreries et on nous dit d'utiliser internet pour remplir les formalités. Or, aujourd'hui, les zones blanches, que ce soit pour le haut débit ou la téléphonie mobile, sont toujours aussi importantes...
Vous avez prévu d'aborder la question de la sécurité dans vos communes. Il y a problème ?
Oui. Il faut rappeler, par exemple, que le maire est tenu d'assurer la défense incendie dans sa commune. Or, lorsque nous avons une église ou une salle polyvalente, nous devons prévoir une réserve incendie de 120 m3 d'eau à moins de 200 m.
Nous souhaitons que cette règle des 200 m soit revue afin de permettre, parfois, de ne pas avoir à prévoir deux réserves alors qu'une suffirait. Il faut savoir que le coût moyen d'une réserve est de 30 000 €. Ce vendredi on parlera aussi du devenir des centres de première intervention et des sapeurs-pompiers volontaires. Nous avons invité le colonel Portenard du service départemental d'incendie et de secours.
Et vous aurez avec vous des gendarmes également.
En effet, nous avons invité le colonel Chesnel, commandant le groupement départemental. Nous, les maires, nous avons besoin de la présence des gendarmes. Jusque voici encore quatre ou cinq ans, maires et gendarmes avaient des relations privilégiées, au moins une fois par mois. Avec la création des communautés de brigades, je vais vous dire franchement, je ne les ai vus qu'une fois à la mairie. On les voit moins.
Qui plus est, au Ferré, par exemple, nous dépendons de la brigade de Louvigné-du-Désert. Or, elle n'est ouverte que le mercredi et le samedi après-midi. S'il se passe quelque chose d'urgent le mercredi ou le samedi après midi, la brigade est fermée. Et quand on va à Louvigné, on sonne et on nous demande d'aller à Fougères. C'est un manque total de proximité. Nous sommes inquiets dans les communes rurales. C'est vrai aussi pour la présence médicale.
Recueilli par
Édouard MARET.
Pratique. L'Ille-et-Vilaine compte 300 communes rurales. 80 d'entre elles adhèrent à l'association qui se réunira ce vendredi après-midi à la salle polyvalente de Dourdain.