14-Juillet : un triomphe pour la « République malouine »
Un peu avant midi, hier, les 140 élèves de la deuxième brigade de l'école militaire interarmes de Saint-Cyr Coëtquidan sont arrivés en chantant, intra-muros.
Hier, Saint-Cyr a offert toute sa tradition pour le défilé du 14-Juillet, avant le feu d'artifice du soir.
Quand le ciel de la cité corsaire se pare de bleu pur, le décor de granit magnifie les événements. Tel était le cas pour la Fête nationale qui a débuté lundi matin, du quai Saint-Louis, entre remparts et frégate La Motte-Picquet (plus de 5 000 personnes ont visité le navire en escale).
La foule des grands jours voulait goûter à un moment rare, puisque c'était le premier défilé organisé ici depuis 1998, à l'époque à Saint-Servan. Le Grand ballet argentin et les sonneurs du Caledonian pipe band de Jersey ouvraient le cortège, de la Porte de Dinan jusqu'à Saint-Vincent. Peut-être manquait-il quelques fanfares pour lier le passage des groupes. Mais incontestablement, la marche des 140 élèves de Saint-Cyr a tenu ses promesses, suivie par le passage de l'équipage de la frégate anti-sous-marine, et la centaine d'élèves de l'école de police.
L'entrée du château, majestueusement drapée de tricolore, filtrait ensuite les invités de la mairie dans la cour du château, presque transformée en fournaise (et faisant regretter les vertes frondaisons de la Briantais). René Couanau a fait applaudir tous les participants, sans oublier le bagad Quic-en-Groigne lui aussi de la fête, et le nouveau sous-préfet Jacques Harvard Duclos.
Gérard LEBAILLY.
Ì « Vive la République française » a lancé le député-maire. Mais René Couanau a toujours de la malice en réserve pour laisser entendre qu'à Saint-Malo, ce n'est pas tout à fait comme ailleurs (et à Neuilly) : qu'ici par exemple, la météo serait exceptionnelle... Cet esprit de « République malouine » fait effectivement partie de l'Histoire, puisque la ville refusa, entre 1590 et 1594, l'allégeance à Henri IV avant qu'il se convertisse au catholicisme.
Ouest-France