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Officiellement, la hache de guerre est enterrée. René Couanau a rappelé l'attachement profond et historique qui lie le Québec à Saint-Malo. Malgré tout, quand on l'interroge, le maire ne cache pas ses regrets, voire son agacement. « Nous avons été très déçus, très surpris aussi. Nous pensions que notre proposition, qui avait reçu le label du 400e anniversaire, était intéressante par rapport à ce qui se passait ailleurs. »
Le dossier avait été préparé par l'office de tourisme de Saint-Malo, avec la communauté des Indiens Montagnais, proche du lac Saint-Jean, à trois heures de route de Québec.
« Les Montagnais ont monté un dossier crédible, avec un degré de préparation très poussé, très élaboré. Je ne comprends pas qu'ils n'aient pas réussi à convaincre leurs autorités gouvernementales. Cela m'étonne. Il y a eu sans doute des arbitrages financiers, qui en ont décidé autrement. »
Des inquiétudespour la transat
Résultat, Saint-Malo se retrouve au bord du chemin dans les célébrations du 400e. Un comble pour la cité de Jacques Cartier, découvreur du Canada. « Ailleurs en France, ça se passe bien. » René Couanau n'en tient pas rigueur à la Délégation générale du Québec, pas plus qu'à l'office de tourisme malouin. « Jean-Claude Weisz, le directeur, a fait un travail remarquable. Nous avions réussi à boucler le financement, avec des partenaires privés. »
Désormais, les inquiétudes concernent la transat Québec Saint-Malo. Le dossier semble traîner en longueur.
« Nous n'en sommes qu'à un premier échange de courriers alors que, d'habitude, les choses étaient calées plus d'un an à l'avance. Ce retard est préjudiciable. Chez nous, nous organisons les événements de façon très professionnelle », confie le maire à une journaliste québécoise.
Saint-Malo n'enverra pas de délégation dans le port de Québec, le 20 juillet, pour le départ de la transat. L'arrivée, une semaine plus tard pour les premiers skippers, ne sera pas entourée de grandes festivités.