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Engagé en Division 4, le team Schafer entend bien se mettre en évidence, ce week-end, à Lohéac. : Joseph RibaultQuelle que soit la catégorie, trois jours sont nécessaires à tout team pour pouvoir prendre part à une épreuve du championnat de France de rallycross. Et quand on sait que la plupart des pilotes, ainsi que leurs accompagnateurs, ont en dehors de leur passion, une profession, ce n'est pas si simple que cela à gérer. Rudolf Schafer et sa compagne Vanessa (team n° 214 en D4), nous ont invités à partager ces trois jours.
Vendredi
8 h. C'est le grand départ vers le lieu de la compétition. « Généralement, nous arrivons en milieu d'après-midi. Aussitôt, l'équipe se met au travail et monte la structure dans laquelle elle va vivre durant trois jours », explique Rudolf Schafer. Dans la foulée, vient l'heure d'amener la Citroën Saxo aux vérifications techniques et administratives.
20 h. Les formalités sont terminées. Tout est OK « Ouf ! souffle Vanessa. On va pouvoir apprécier la soirée. »
Samedi
10 h. Les choses sérieuses commencent. On sent une petite montée d'adrénaline juste avant les essais libres. « Il faut chercher les meilleures trajectoires pour affiner le chrono », précise Rudolf.
11 h 45. Pour tous les pilotes, c'est l'heure du briefing avec la direction de course. S'en suit le repas avec toute l'équipe, « sauf pour Rudolf, stressé par la peur de rater ses chronos », confie Vanessa, qui ne veut pas le déranger. Il se rassure lors des essais libres (13 h 30). Les chronos se passent bien.
17 h. La première manche se profile déjà. « Il est rassuré en étant dans le top dix. » C'est plus cool à partir de 18 h. « Avec Serge, je peux m'affairer à préparer l'apéro et le repas. Pendant ce temps-là, Rudolf s'accorde un moment de tendresse avec son chien Cookie et il a des choses à lui dire. » L'heure du coucher arrive pour le pilote vers 23 h 30.
Dimanche
7 h. Une bonne odeur de café flotte sous la structure au réveil de l'équipe. Une heure plus tard, c'est autour de Rudolf d'ouvrir les paupières. Pas de temps à perdre car le warm-up se profile déjà : « Il y prend ses marques et se dégourdit un peu. »
10 h. L'heure de la seconde manche arrive. « Il demande le maximum à sa Saxo pour s'assurer une place en finale, dès le dimanche midi. » Il prend part ainsi (12 h) au repas de l'équipe. Puis arrive la troisième manche qualificative (13 h 30). « Si tout se passe bien, Rudolf est rassuré et peut prendre des risques pour grappiller une ou deux places », rapporte Vanessa.
16 h. C'est le grand moment, celui des finales. « Là, Rudolph se lâche complètement et régale toute son équipe et ses supporters. » Malgré de modestes moyens, le pilote mordellais a déjà pris part à deux finales A cette saison. À Faleyras, il est même monté sur la troisième marche du podium. Pas mal.
19 h. La compétition est terminée, il faut plier les bagages. « On fait au plus vite car tout le monde travaille le lendemain, termine Vanessa. Surtout le pilote qui reprend son poste chez PSA à 5 h 30 du matin, lundi. » Déjà, tout le team Schafer a en tête le déplacement pour la prochaine épreuve, quinze jours plus tard.