Un viaduc à péage sur la Rance d'ici à 2015
Ras-le-bol des ralentisseurs ?
L’eau, trop chère à Saint-Malo ?
Qu'attendez-vous d'une nouvelle piscine d'agglomération ?
Baby-sitting


















Jean-Maxence Berrou connaissait déjà Pékin. Il y avait disputé la Coupe du monde en septembre dernier. : DRLes Jeux sont commencés depuis dix jours. Vous en avez mis du temps pour trouver la route de Pékin...
Mais nous ne sommes pas maîtres du calendrier des Jeux ! On était en stage en Corée pendant une huitaine de jours pour s'habituer au climat et au décalage horaire. On a pu suivre le début des épreuves à la télévision, mais bien sûr, les Coréens ne montraient que des images de leurs représentants. C'est sur internet qu'on a suivi les performances des Français.
En arrivant, vous vous êtes inquiété du village où vous résidez ou des sites où vous serez en compétition ?
On a quand même pris le temps de poser nos valises au village. Cela fait du bien d'y arriver. Parce que, jusqu'ici, on avait plutôt l'impression d'être aux Jeux olympiques sans y être tout à fait. Il y a une période de transition un peu difficile à gérer. Mais cette fois, ça y est, j'y suis ! L'impression est énorme, comme les installations. Rien que le self, c'est sur des kilomètres carrés. Tout est à la puissance dix, quinze, vingt ! C'est la planète des Jeux ! Je suis en chambre avec John Zakrzewski, mon coéquipier. On parle de tout et de rien, on rigole, on se détend. On essaie de ne pas penser qu'à la compétition.
Et les sites, alors ?
On les a visités, et on a fait un peu d'entraînement. Ce sont des installations qu'on connaît déjà, on y a disputé la finale de la Coupe du monde en septembre dernier. Elles sont superbes. J'avais pris la quatrième place.
Comme aux championnats du monde cette année. Vous êtes abonné à cette place ?
Mais j'ai aussi eu de belles places sur le podium. Et puis quatrième au niveau mondial, c'est bien. Je suis jeune, je vais avoir 23 ans le mois prochain, c'est une première étape dans la carrière. En pentathlon, on ne peut pas être au top tout de suite. L'apprentissage est long, il faut de l'expérience.
Une compétition qui commence à 8 h 30 du matin (heure chinoise), ça veut dire lever à quelle heure ?
En général, la veille, je n'ai pas de problème pour m'endormir. C'est plutôt le soir, après la compétition, que c'est difficile, parce qu'on est encore sur les nerfs, malgré la fatigue. Là, je vais me lever vers 5 h 30. Il faut rester calme, et prendre un bon petit-déjeuner. J'emmène aussi de quoi grignoter entre les épreuves, et je prends soin de bien m'hydrater. La journée est longue, il faut essayer de se reposer entre les épreuves. Digérer les épreuves, celle qu'on vient de disputer, et déjà se concentrer sur la suivante. Les entraîneurs sont là pour nous conseiller, nous guider, nous recadrer si besoin. C'est un peu comme l'heptathlon et le décathlon pour les athlètes, même s'ils le disputent sur deux jours. L'idée, c'est d'aller au bout de soi-même, de repousser ses limites. Moi, je n'oublie pas d'où je viens, après mon opération de l'appendicite au mois de juin. Je garde cela en tête, cela m'aide et cela me stimule. Je suis un miraculé.
Recueilli par
Pierre FORNEROD.