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Baby-sitting










En outre, il se voit retirer l'autorité parentale sur sa fille, la victime, qui avait 10 ans lors des derniers faits - qu'il reconnaît, alors qu'il nie une accusation lorsque son enfant avait cinq ans. La sévérité des juges tient compte de son passé : 16 mentions au casier judiciaire, dont une peine de deux ans ferme déjà en 1992, pour attentats à la pudeur sur ses enfants d'un précédant lit. L'expert psychiatre le qualifie de pervers pédophile très dangereux. Incapable d'exprimer ses sentiments à la barre, il apparaît comme victime lui-même d'une enfance brisée : violé par son père vers l'âge de 8 ans, placé en foyer éducatif vers 14 ans, s'en suit une chute dans la délinquance et l'alcoolisme.
Il a été inscrit au fichier des délinquants sexuels, tout comme un second homme, âgé seulement de 19 ans au moment des faits en 2004, alors que la victime n'avait que douze ans. Cette dernière, présente à l'audience avec ses parents, l'a vu reconnaître ses torts. « J'avais besoin de me sentir aimé », explique-t-il. Mis à la porte de chez lui parce qu'il refusait de payer une contribution à ses parents, il avait été recueilli par la famille de la fillette, profitant d'absences des parents pour la séduire, au-delà de ce que son trop jeune âge pouvait assumer. « Vous n'avez pas à vous sentir coupable », a dit le procureur à la jeune fille, qui a subi des dommages psychologiques considérables. Le tribunal a condamné le garçon à deux ans de prison avec sursis.
Gérard LEBAILLY.