Dès les premières notes de "Hang Me Up To Dry" on savait que ce groupe n'allait plus nous lâcher. Avec cette ligne de basse hypnotique, ces accords de piano dissonnants et le chant habité de Nathan Willett, le morceau frappe instantanément et réveille en nous des souvenirs du Gun Club ou de Tom Waits. La découverte de leur unique album, qui s'écoute d'une seule traite la gorge nouée, ne fait que confimer cette forte impression : le blues rock fiévreux et racé de ce quatuor de Los Angeles a quelque chose d'intemporel tout en étant très personnel. Avec un son hargneux et sec, des structures au bord de la rupture mais qui ne cédent jamais, les Californiens ont réussi à créer leur propre langage.