Anti-aéroport. Il a sauté sur le podium au moment où l'on remettait à Samuel Demoulin le prix de l'étape. Mais pas le temps de faire savoir à la France entière son Non à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Bernard Hinault l'a repoussé aussi sec. Et les forces de l'ordre l'ont embarqué. Ce jeune homme n'était pas le seul à avoir franchi les barrières de sécurité. Sur une vingtaine de manifestants, trois ou quatre opposants à l'aéroport ont réussi à se faufiler au plus près des champions. L'un d'entre eux a voulu déployer une banderole devant le podium. Sans succès.
Hinault, simple flic ?Sortez les parapluies. Coup de bol. Les coureurs sont arrivés avant que ça se gâte. D'autres ont dû faire avec. Notamment Gérard Holtz, en pleine interview avec Laurent Jalabert. Sous l'oeil des caméras, Gérard et Jaja discutaient tranquillement sur fond de Loire. Il y avait bien un peu de vent, Holtz était tout ébouriffé mais son foulard tenait en place. Soudain, la douche. Branle-bas de combat. L'interview s'est terminée dans un camion-régie de la télé. Moins bucolique que la Loire mais au sec.
Jolies fleurs. Contre un bisou, il arrive que les coureurs offrent leur bouquet aux jolies filles qui le leur remettent. Celui du prix de la combativité, sponsorisé par Brandt, n'est pas jaune mais rouge (et frais du jour). Rouge comme les jupes en mousseline d'Emmanuelle la blonde et Laura la brune, les deux beautés dédiées aux bouquets du partenaire du Tour de France.
Brazil. Camions-régie serrés les uns contre les autres, kilomètres de câble, hommes-caméras
... Le quai de la Fosse avait, hier, des airs de cordon technologique. Un peu à la Brazil, mais version plein air. Ambiance internationale du côté de l'espace presse où s'agglutinaient dans une belle cacophonie journalistes français, américains, italiens
... Ambiance happy few derrière le podium où ne passait pas qui voulait, même les porteurs de pass.
« Vous avez le bon badge ? Non ? Ah désolé, vous ne pouvez pas entrer. »Nantes en Bretagne. Ça y est, le Tour entre en Loire-Atlantique.
« Nous sommes en Bretagne », affirme avec fermeté le commentateur, rappelant comment le département fut séparé de sa région historique. Ensuite, le château de la Groulais, à Blain, est bien situé dans les places fortes qui défendaient le duché de Bretagne. Puis il est question de Nantes,
« porte de la Bretagne », et du château des Ducs, bien évidemment
« de Bretagne ». Avant un dernier plan sur un drapeau breton qui flotte au vent. Hier, les militants du retour de la Loire-Atlantique dans sa région historique étaient à la fête.
Pompons. Leur job: distribuer des pompons aux spectateurs pour assurer l'ambiance. Pompons jaune, bleu, vert, prune, aux couleurs de France Télévisions, secoués frénétiquement à l'arrivée. Mais le job des pompons du Tour de France, c'est aussi de faire patienter la foule.
« Il y a des gens qui sont là dès le matin et qui passent la journée à attendre l'arrivée. Ce n'est pas toujours facile d'être dans le vent et sous la pluie. Les jeux, tout ça, c'est pour les soutenir », explique Hubert, 37 ans.
Crevé. Benoît, 38 ans, est technicien à Radio France. Ça fait dix ans qu'il couvre le Tour. Pas blasé pour un brin même s'il affirme que physiquement, c'est dur.
« Le plus difficile c'est tenir la durée. Au bout de deux semaines, t'es crevé. Le moindre grain de sable devient un problème. Y'en a qui pètent les plombs. »Le tri sélectif sur le Tour. En partenariat avec « Eco-emballages », Nantes Métropole organise uneopération de tri sélectif sur le site de l'arrivée du Tour, autour d'un stand d'animation. Un caisson spécial est mis en place quai de la Fosse. Parking Gloriette, ce sont des bacs pour le verre qui sont disposés. Enfin, en salle de presse, des corbeilles ont été placées pour récupérer le papier.
Gros plan sur l'estuaire. À la fin de l'étape, l'un des hélicoptères chargés de filmer les paysages s'est longuement attardé au-dessus de l'estuaire. Alors que les coureurs longeaient les bords de Loire, de Couëron à Cheviré, l'hélicoptère renvoyait de belles images del'aval : Saint-Brevin, le pont de Saint-Nazaire, Paimboeuf, des pêcheries... Au cours du direct, Il faut attendre les toutes dernières minutes pour apercevoir un plan large de Nantes, avec la cathédrale et le château des Ducs de Bretagne. Après, il est vrai, avoir goûté l'ambiance portuaire, sous le pont de Cheviré, et celle du Bas-Chantenay.