Vos coups de cœur de l’été
L’eau, trop chère à Saint-Malo ?
Essence chère : comment faites-vous ?
Qu'attendez-vous d'une nouvelle piscine d'agglomération ?
Dur, l'accès à l'intra-muros ?
Vos plus belles photos de Saint-Malo et de ses environs !
Baby-sitting




« Mais je suis invité par le conseil général des Côtes-d'Armor à Saint-Brieuc et par le conseil régional. Pour être à Saint-Malo, il faut aller à Brest pour retirer un badge ! », lâche avec humour Dédé. Nul n'est prophète en son pays ! Même pour celui qui a couru le Tour à cinq reprises, entre 1975 et 1983.
Mais à pied ou sur vélo, il n'est pas du genre à se plaindre. André n'est pas du style non plus à quémander, même à son copain Bernard Hinault, à qui il a pourtant permis de remporter deux de ses cinq maillots jaunes, en 1978 et 1979. C'est d'ailleurs à cause ou plutôt grâce à cette réserve naturelle notamment, que le natif de Dol-de-Bretagne, est passé professionnel. « Après avoir débuté le vélo à 18 ans, j'ai eu la possibilité d'avoir un poste d'attaché de presse à Paris, mais j'ai préféré rester dans le coin. » André fait plusieurs petits boulots, tout en courant et en s'entraînant durement. 120 courses à son actif chez les amateurs, avec 85 places dans les trois premiers.
« En 1975, Stablinski alors directeur sportif de Renault-Gitane me sollicite. À l'époque, pour exister, il fallait faire le Tour. En 1976 pour mon premier, je fais 65e. »
Cette année-là, c'est déjà le leader de son équipe, Lucien Van Imp, qui gagne. Et des victoires par intermédiaire, dans le Tour, André va en connaître deux autres avec les années Hinault, en 1978 puis en 1979. Guimard, le directeur sportif de l'époque, va pourtant le priver de Tour en 1980, malgré une arrivée à Saint-Malo. « J'avais été trop franc avec lui, j'ai été puni ! » Pendant que Bert Oosterbosch gagnait à Bellevue, André signait chez Peugeot, équipe avec laquelle il fit encore le Tour (1982) avant de raccrocher définitivement le vélo en 1983.