Un viaduc à péage sur la Rance d'ici à 2015
Ras-le-bol des ralentisseurs ?
L’eau, trop chère à Saint-Malo ?
Qu'attendez-vous d'une nouvelle piscine d'agglomération ?
Baby-sitting


















Les élus rennais, ceints de leur écharpe, se relaient pour parrainer les familles et prononcer l'engagementdu parrainage. Il faut remonter à juillet 2006 pour retrouver trace de la dernière cérémonie. Jamais les élus n'ont été aussi nombreux, ceints de leur écharpe. Le maire Daniel Delaveau tient lui-même à officier, entouré de ses adjoints. Dans la salle, les familles s'avancent pour occuper les chaises, un peu intimidées par les lambris dorés.
« Je m'engage à accompagner l'enfant et sa famille dans les démarches citoyennes en application des droits de l'homme et des principes de solidarité et de fraternité de la République. » A tour de rôle, les élus se relaient pour prononcer la phrase rituelle du parrainage républicain. A leurs côtés, prend place un militant associatif, bien souvent un couple. Tous sont volontaires pour assister des personnes sans papiers.
Daniel parrain d'Inès, 17 mois
A l'appel des noms, chacun se lève pour rejoindre le bureau du maire. On ne saura rien des familles, pas même leur pays d'origine. « Ce sont des pères ou des mères expulsables ou qui vivent en situation précaire. Leurs enfants sont scolarisés dans les écoles rennaises », explique Marie-Anne Chapdelaine, à l'initiative de la cérémonie. Parfois des applaudissements crépitent. Comme pour ce père haïtien qui échappé de peu à un séjour au Centre de rétention administrative (Cra).
La phrase de parrainage sera prononcée à 24 reprises. A chaque fois, on s'embrasse avant la signature du document. On est heureux de faire connaissance, tel Daniel, parrain d'Inès, 17 mois. « Le papa est malien, il travaille. La maman est arrivée en France en 2002. J'ai visité une fois le Cra et j'en suis sorti marqué par l'enfermement. Militant au PS, je suis prêt à rendre service. »
Daniel fait écho aux propos du maire qui s'en est pris à la politique d'immigration du gouvernement. « Des familles ont manifesté la volonté de se donner un avenir et de vivre ici. Nous serons à leurs côtés. Le maire doit veiller à l'application des lois. Il est surtout garant de la mise en oeuvre de la devise républicaine », souligne Daniel Delaveau.
Le préfet pourrait être d'un avis différent. Il a déjà écrit au maire sur le sujet avant la cérémonie.
Alain THOMAS.