Un viaduc à péage sur la Rance d'ici à 2015
Ras-le-bol des ralentisseurs ?
L’eau, trop chère à Saint-Malo ?
Qu'attendez-vous d'une nouvelle piscine d'agglomération ?
Baby-sitting


















Dominique Vidament (à gauche), et Loïc Paris, saisonniers au port des Bas-Sablons, apprécient d'aller au contact des plaisanciers. Qu'ils soient habituels ou de passage. Le temps de l'été, 13 saisonniers se greffent au groupe pour mieux affronter les horaires étendus de juillet et août. Loïc Paris, Paraméen de 23 ans, en est à son 3e été au port. Il a déjà testé différents postes.
40 % de visiteurs étrangers
D'abord, le contrôle de l'accès du parking, en comptant le nombre d'entrées et de sorties, pour des besoins de statistiques. Puis la pompe, et enfin, cette année, les pontons. « C'est une vraie progression. C'est quand même plus enrichissant de travailler sur les pontons, à côté des bateaux, qu'à l'entrée du parking ».
En contact direct avec les plaisanciers, il se réjouit de pouvoir accueillir les 40 % de viseurs étrangers. Des Anglais, Belges ou Allemands de passage. « Pour les jeunes, c'est un atout de pouvoir travailler le relationnel avec les étrangers ».
Reste que les plaisanciers de passage ne représentent qu'une minorité des utilisateurs du port. « Il faut gérer deux familles, les membres à l'année et les visiteurs », confirme le saisonnier Dominique Vidament. Sur les 1 200 emplacements que compte le port, pas moins de 1 130 sont des abonnements à l'année.
Mauvais payeurs
Habitués comme nouveaux sont pris en charge dès leur arrivée. Ils sont ensuite guidés vers leur emplacement. « On les aide occasionnellement à rentrer dans le port, ou à amarrer le bateau », explique Dominique Vidament, Malouin de 45 ans.
Pour son premier été, et fort d'une expérience de 20 ans dans l'entretien de bateaux, il navigue sur sa petite embarcation à la rencontre des voiliers.
« Il faut savoir rester vigilant, certains plaisanciers déclarent ne s'arrêter que dix minutes, et les minutes durent des heures », sourit-il. Derrière son bureau, Guillaume Le Moal, Richardaisien de 21 ans, finit sa 2e saison. Esquinter les bateaux est, selon lui, le risque pour les saisonniers. « On peut être responsable si les bateaux s'entrechoquent ».
Autre risque, les mauvais payeurs qui, « pour un simple règlement de 16 €, n'hésitent pas à foncer sur le bateau du saisonnier ». Ce qui s'est passé il y a quelques années. D'autres plaisanciers essaient des moyens plus pacifiques pour régler le port, comme payer avec des poissons, ou raboter la coque pour gagner quelques centimètres, et donc quelques euros.
Heureusement pour les saisonniers, certains offrent au contraire des pourboires, « même si j'en avais plus quand j'étais à la pompe », regrette Loïc Paris. Encore mieux, une ex-saisonnière file aujourd'hui le grand amour... avec un plaisancier des Bas-Sablons.
Joseph BANCAUD.