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Après douze jours de grève (notre photo, lors d'une manifestation à l'hôtel de ville), les salariés de Kéolis Émeraude reprennent le travail dès ce samedi. Mardi, les lignes scolaires seront assurées normalement. Prime de fin de conflit
« Nous avons vécu une première avancée le 7 mai, en proposant une prime de fin de conflit de 150 €, décrit Marie-Pierre Murot. Hier, cette prime a été portée à 180 € avec des contre-propositions concernant le taux horaire et le paiement des jours de grève. » La directrice de Kéolis Émeraude peut souffler un peu. « Nous avons fait le maximum, confie-t-elle. Deux semaines de grève, même avec les ponts, c'est long. Les usagers ont subi des désagréments mais, dans l'ensemble, nous les avons informés afin qu'ils puissent s'organiser. »
Serge Goudé, le représentant du syndicat Force Ouvrière, ne crie pas victoire mais il savait qu'une grève trop longue pouvait s'enliser et devenir impopulaire. « Il faut savoir s'arrêter, assure-t-il. Dans les transports interurbains, nous n'avons jamais connu une grève aussi dure en Bretagne. Au final, nous avons obtenu la moitié de ce que nous demandions. » Le taux horaire augmente de 3,5 % au lieu des 5 % espérés. La prime de 180 € bruts est accordée aux temps complets comme aux temps partiels.
Au plus fort du conflit, sur les 140 conducteurs, 85 % des temps complets et 50 % des temps partiels n'ont pas pris le volant. Seul un service minimum était assuré sur les lignes périphériques 10, 11 et 12, entre Saint-Malo, Cancale, Hirel, La Fresnais et Saint-Père. Et les défilés de protestation se sont succédé en centre-ville, comme dans la périphérie de Saint-Malo. Le travail reprend donc aujourd'hui. « Finalement, constate Serge Goudé, la grève aura été propre, elle n'aura pas connu de débordements. C'est l'essentiel. »
Olivier BERREZAI.