Football : Douchez - Didot, histoires de retrouvailles
Nicolas Douchez (à gauche) et Etienne Didot, qui tacle le Nancéien N'Guemo, retrouveront chacun leur ancien club, cet après-midi au Stadium de Toulouse. : Franck Dubray/AFP
Ligue 1. Les deux joueurs ne se sont que croisés, cet été. Ils retrouveront chacun leur ancien club, cet après-midi, sur la pelouse du Stadium. Sans regret.
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Vous retrouvez votre ancien club quelques semaines après l'avoir quitté. Un match particulier sans doute ?
Nicolas Douchez : Oui, je suis content de retrouver Toulouse. Après, que cela se passe au début ou à la fin de la saison, peu importe. C'est particulier parce que j'y ai vécu de belles choses. J'y ai beaucoup de bons souvenirs. Maintenant, j'ai vécu ici une intégration simple. J'espérais vivre de belles émotions ici et c'est le cas.
Etienne Didot : Oui, bien sûr. C'est mon ancien club et c'est toujours un peu spécial mais ça en reste là. Cela fait pas mal de temps que je suis ici, le championnat a repris depuis un mois, donc je suis passé à autre chose. Je serai très content de revoir les gars avant et après le match, c'est tout.
Aucune envie de briller particulière ?
N.D. : Pas vraiment. La seule chose qui est certaine, c'est qu'au niveau de la motivation et de l'envie, je serai là et je ferai de mon mieux. Je ne me suis pas vraiment fait chambrer cette semaine puisque, pour l'instant, la priorité était l'Europe. Je n'ai donc pas vraiment réfléchi à ce match avant Stabaek.
E.D. : Non. Je n'aurai pas plus envie de briller face à Rennes que face à Lyon, face au Havre ou à Nancy lors des trois premières journées. Il y a 38 journées et je vous garantis que si je pouvais être parfait pendant 38 matches, je le serais. J'ai envie de faire un gros match pour prendre les trois points et ainsi lancer idéalement la saison du TFC, le reste ne m'intéresse pas.
Votre formation semble peu à peu monter en puissance. Est-ce perceptible au sein du groupe ?
N.D. : Oui, tout à fait, même si c'est délicat de noter tout ce qui a pu changer depuis les premiers matches. C'est encore tout frais. La première victoire en championnat nous a fait beaucoup de bien au niveau de la confiance, d'autant que la deuxième mi-temps face à Lille nous a montré tout ce qu'il nous manquait auparavant.
E.D. : Oui, c'est de mieux en mieux. La victoire face au Havre (2-1) et le nul arraché à Nancy (1-1) nous ont fait du bien mais, pour vraiment nous mettre sur de bons rails, il faut l'emporter face à Rennes. C'est une rencontre difficile qui nous attend. Rennes enchaîne beaucoup de matches en ce moment et on ne sait pas comment ils vont être physiquement... Si, de notre côté, nous conservons l'état d'esprit affiché lors des deux dernières rencontres, il y aura moyen de faire un très bon résultat.
Étienne, pas le moindre sentiment de revanche par rapport à votre fin de saison dernière avec Rennes et le manque de confiance de Guy Lacombe à votre égard ?
Non, vraiment (il sourit). Je sais que cela peut être un peu décevant comme réponse et j'en suis désolé mais je garde de bons souvenirs de mon passage là-bas. J'y ai gardé de nombreux amis et j'ai pris beaucoup de plaisir à porter ce maillot. Mais, désormais, mon coeur est violet dans la Ville rose et je suis vraiment heureux à Toulouse. Le portable a un peu plus chauffé que d'habitude mais c'est rigolo et surtout, je le répète, cela en reste là.
Nicolas, ne craignez-vous pas que vos retrouvailles avec Toulouse ne soient éclipsées par celles d'Etienne avec Rennes ?
Alors là, cela ne me touche pas du tout. Je ne vais pas là-bas pour faire ma vedette, cela ne m'intéresse pas. On en a parlé entre nous, les supporters en parlent entre eux, et c'est tout. Je sais qu'il était adoré ici, et je pense que ce sera surtout plus fort pour lui quand il reviendra route de Lorient.
Recueilli par Julien CARRÈRE et François POTTIER.
Ouest-France