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Baby-sitting


















L'échec que viennent de subir les Rennais en Coupe de l'UEFA pèse déjà dans les esprits. La venue de Lyon, dimanche, n'est pas faite pour rassurer les Rouge et Noir. : Jérôme FouquetIl n'empêche, la logique de « progression » voulue par Pierre Dréossi, l'an passé, connaît bien un gros coup d'arrêt. Cette même logique aurait voulu qu'après un bide en poule, en 2005, et deux premiers points engrangés, l'an passé, les Rouge et Noir tentent cette fois-ci d'en sortir. Las, puisqu'ils n'y rentreront même pas.
Quand Nancy, Saint-Etienne et Paris ont réussi à monter dans le train, Rennes est resté sur le quai, quelque part dans l'est des Pays-Bas. En allant chercher l'UEFA, par l'Intertoto d'abord, puis par une première victoire sur le futur champion de Suède (Stabaek), ils avaient fait le plus dur. En prenant la mesure de leur adversaire, à l'aller, même par la plus petite des marges (2-1), les coéquipiers de Petter Hansson s'étaient même placés dans une situation plutôt favorable, pour poursuivre l'aventure et assumer ses ambitions.
Et patatras ! En un peu plus d'une heure, les espoirs se sont envolés. Principale cause de ce passage à la trappe, il faut le redire et surligner en rouge fluo : Anton Genov, l'arbitre bulgare de la rencontre. Complètement à côté de la plaque dès le début de la rencontre, il a, avec ses assistants, commis deux erreurs énormes qui coûtent la qualification aux Rennais.
La première en refusant ce but valable à Jimmy Briand. La seconde en omettant de sanctionner Douglas d'un carton rouge, voire d'un penalty, lorsqu'il retint un Jimmy Briand filant au but par la taille et le maillot, sur plusieurs mètres, avant de le faire chuter. À 1-0, voire 2-0, et à onze contre dix, on imagine mal comment les hommes de Guy Lacombe auraient laissé échapper l'affaire.
Un manque de maturité
Pour autant, ils ne doivent pas se mentir, les Rennais, n'ont pas tout fait pour clore les débats au plus vite. À l'aller déjà, avec un peu plus d'eng agement et de réalisme, ils auraient dû créer l'écart. Jeudi soir aussi. « On a bien respecté notre plan de jeu. On s'est créé les occasions que l'on devait, mais après, il faut concrétiser les occasions », admettait l'entraîneur rennais.
Et que dire de cette impensable absence sur le coup franc provoqué par Bocanegra ? Quand les trois quarts de l'équipe sortent du match en discutaillant avec l'arbitre, et en oubliant du même coup de se replacer.
Une désorganisation qui montre encore, malgré des individualités comme Leroy, Pagis, Thomert, le manque d'expérience et de maturité de ce groupe pour négocier les grands rendez-vous. « J'avais demandé plus de concentration à la mi-temps. Et on n'a pas tout fait comme il le fallait », poursuivait Guy Lacombe, amer de ce premier véritable échec à la tête d'une équipe qu'il gère depuis près d'un an, désormais.
Il est difficile de dire combien de temps il faudra à l'équipe et au club pour digérer cet échec. La venue de Lyon, dès dimanche, balaie déjà toute autre priorité. Voilà un nouveau match de gala qu'ils n'abordent pas dans les meilleures conditions. Gare à la chute !
Jacques GUYADER.
Wiltord titulaire ? On aurait pu penser que l'ex-international français, relancé en Coupe de la Ligue, aurait pu débuter la rencontre à Twente. Ce ne fut pas le cas. En revanche, Guy Lacombe pourrait bien l'utiliser contre son ancien club, dimanche. Du fait de l'absence de Leroy suspendu, Briand pourrait se décaler flanc droit et Pagis retrouver un rôle d'attaquant de pointe en pivot, avec Wiltord autour de lui.