Retrouvez toutes les critiques de films de maville.com




Josie est un simplet inoffensif qui tient une vieille station-service dans une petite ville d'Irlande. Au cours d'un été, Carmel, la fille de l'épicerie locale, fait naître chez Josie des sentiments qu'il a du mal à exprimer.
Loin des clichés roublards d'un office du tourisme, l'Irlande au quotidien. Un village sans nom. Paumé dans la grisaille, perdu dans l'isolement. Au coeur de l'été.
C'est là que vit Josie. Un marginal inoffensif, légèrement handicapé. De la hanche, d'où cette légère claudication et de la tête aussi, c'est le simplet du patelin. Il tient l'unique station service de la région, ce qui ne lui donne guère de boulot. Mais il s'y attelle avec conscience, application et fierté. Heureux dans son existence. Pour les uns il est une tête de Turc facile, pour les autres il sert de confident. Et tous le regardent avec sympathie, jusqu'au jour où en toute innocence il prête une cassette rose à un adolescent venu l'aider. Du jour au lendemain, il n'est plus fréquentable.
D'abord il y a Pat Shortt. Une star sur son île, paraît-il. One-man-show et série télévisée en ont fait l'un des comédiens les plus populaires. Ici il est bouleversant d'humanité dans la composition d'un être simple, sensible, droit et naturel. Incurablement optimiste, il est le vrai soleil de la communauté, incapable de voir le mal où que ce soit, ou de se prêter à une quelconque mauvaise manoeuvre. Mais toujours confiant dans ce que le quotidien lui réservera.
Mais il y a aussi Lenny Abrahamson. Un réalisateur qui signe là son deuxième film, après Adam & Paul qui lui a valu de nombreux prix en 2004. Il fait le choix rigoureux d'une mise en scène tout en pudeur, en retenue et en demi-teinte pour saisir les nuances capables de dresser ce double portrait. Comment un être aimé de tous devient peu à peu le pestiféré d'une communauté versatile, méfiante, cruelle. Et criminelle au bout du compte.
Sophie H., kerfeunten : "et pirouette de cheval !!"
je vous met en bonne garde, ce n'est sans doute pas le film le plus palpitant du moment visuellement parlant, certes le jeté de cannette dans un maquis requiert force et agilité, nourrir le cheval sauvage est asser osé et extrêmement courageux, l'effet pirotechnique du feu de camp plutôt bien exécuter... mais ce n'est, vous l'avez bien compris, nullement l'intéret du film.
Nous avons ici un support d'une belle originalité, d'une simplicité déconcertante, presque désarmante. Un objet parfois déroutant par la concision des dialogues, parfois frustrant même par le manque de compréhension de la génèse.
Mais quelle importance...y a t-il besoin d'en rajouter ? tout ou presque y est suggérer. Cela va bien au delà des mots. Ce film est un transport... Le pouvoir de ce réalisateur est de nous transporter par un jeu subtil d'acteur, et cela nous convaint bien suffisamment.
A voir, pour se payer une bonne part d'humanité. A partager pour nourrir nos échanges, car ce film ne nous laisse pas indifferent. (28/03/2008)
Sophie H., kerfeunten : "et pirouette de cheval !!"
je vous met en bonne garde, ce n'est sans doute pas le film le plus palpitant du moment visuellement parlant, certes le jeté de cannette dans un maquis requiert force et agilité, nourrir le cheval sauvage est asser osé et extrêmement courageux, l'effet pirotechnique du feu de camp plutôt bien exécuter... mais ce n'est, vous l'avez bien compris, nullement l'intéret du film.
Nous avons ici un support d'une belle originalité, d'une simplicité déconcertante, presque désarmante. Un objet parfois déroutant par la concision des dialogues, parfois frustrant même par le manque de compréhension de la génèse.
Mais quelle importance...y a t-il besoin d'en rajouter ? tout ou presque y est suggérer. Cela va bien au delà des mots. Ce film est un transport... Le pouvoir de ce réalisateur est de nous transporter par un jeu subtil d'acteur, et cela nous convaint bien suffisamment.
A voir, pour se payer une bonne part d'humanité. A partager pour nourrir nos échanges, car ce film ne nous laisse pas indifferent. (28/03/2008)
Sophie, de Kerfeunten : "Emouvant"
Un film triste, si triste. Le personnage principal est émouvant de simplicité et de naïveté. L'histoire n'est pas manichéenne et sans clichés. C'est l'histoire d'un homme bon et idiot, c'est l'histoire de sa vie, de ceux qui l'entoure. Une histoire corrompue par la cruauté des autres. Et une fin à la fois brutale, poétique et infiniment nostalgique. (27/03/2008)
Etienne, Dinan : "Où sont nos idiots du village ?"
Très beau film qui avec peu de moyens et avec tact interroge. Où sont nos "idiots de village" ? Le jour dans la rue ? La nuit dans les squatts ? Il n'y a plus de garagistes pour eux. (17/01/2008)
Claudie, Le Mans : "Me suis ennuyée"
La première partie est longue, lente, on ne sait pas où on va. La deuxième partie est plus intéressante mais pas assez de matière pour moi. Heureusement, les acteurs sont excellents. (14/01/2008)