Vos coups de cœur de l’été
Trop chère, la rentrée scolaire ?
L’eau, trop chère à Saint-Malo ?
Essence chère : comment faites-vous ?
Qu'attendez-vous d'une nouvelle piscine d'agglomération ?
Dur, l'accès à l'intra-muros ?
Vos plus belles photos de Saint-Malo et de ses environs !
Baby-sitting




Marie-Jo et Jean, fille et petit-fils d'Ernest Lamort, Pierre-Yves Mahieu, maire de Cancale, ont salué la mémoire de ce marin d'exception qui a donné son nom à une rue du port. Né en 1890 dans le petit port de pêche de la Côte d'Emeraude, il quitte l'école à 10 ans et sert comme mousse sur La Bernache avant de devenir apprenti charpentier. La guerre ne l'épargne pas. Grièvement blessé, il revient à l'issue de sa démobilisation en 1919. Marié et père de quatre enfants, il reprend la mer et connaît tous les dangers et toutes les misères pendant les campagnes de pêche au long-cours à Terre-Neuve.
Encouragé par le réverend-père Lebret, marin et fils de marin comme lui, Ernest Lamort décide de consacrer le reste de sa vie à la défense des intérêts de ses pairs. Il fonde le premier syndicat professionnel des marins. Son combat s'intensifie ensuite et rayonne au niveau national avec la création de la fédération française des syndicats professionnels de marins.
Porte-parole des plus faibles, il obtient des armateurs l'amélioration des conditions de travail et de vie à bord. Il crée une caisse d'allocations familiales et défendra plus de 1 500 dossiers.
Ses actions révolutionnent les relations sociales du monde maritime, inchangées depuis Colbert. Salué et respecté bien au-delà du monde maritime, il sera fait chevalier de la Légion d'honneur, chevalier du Mérite social et croix du Mérite maritime avant son décès en 1958.