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L'étang du Vau-Garni est surtout apprécié des pêcheurs, qui viennent taquiner le poisson dès l'arrivée des beaux jours. Mais l'envasement commence à devenir inquiétant. Un serpent de mer
Seulement voilà, au fil des années, l'étang prend la vase. Cela ne se voit pas nécessairement pas à la surface de l'eau, mais les pêcheurs sont formels. « À une époque, la profondeur atteignait 1,50 m. À certains endroits, elle n'est plus que de 50 cm. Les plombs touchent le bouchon, ce n'est possible de pêcher », constate Francis Gieux, le président de la Gaule malouine. Son association entretient et rempoissonne l'étang, propriété du centre hospitalier de Saint-Malo. La ville apporte son aide financière.
Le désenvasement fait figure de serpent de mer. Réclamé depuis longtemps par les pêcheurs, il est repoussé sans cesse à plus tard. « La direction des services techniques de l'hôpital a lancé une étude, on en connaîtra bientôt les résultats », indique Gilles Lurton, adjoint au maire chargé des quartiers. Sans attendre davantage, on sait déjà que l'opération risque d'être complexe et coûteuse. « Et il n'est pas question que l'hôpital sacrifie une part de son budget, les dépenses de santé restent la priorité », ajoute l'adjoint.
Les pêcheurs le savent bien. « Désenvaser, cela veut dire qu'il faudra récupérer les poissons, vider le bassin, le curer puis attendre qu'il se réalimente en eau naturellement », décrit Francis Gieux, qui connaît le sujet. Une fois à niveau, l'eau devra être analysée pour vérifier qu'on peut y réintroduire du poisson. Autre problème soulevé par Gilles Lurton : « Que fera-t-on des vases ? On ne peut pas s'en débarrasser n'importe où. »
La crainte des grosses chaleurs
Alors, on s'oriente peut-être vers une autre solution, comme le traitement des vases avec des ferments naturels. Le gros avantage, c'est qu'il ne serait plus nécessaire de vider l'étang. En attendant, les pécheurs espèrent que la saison qui s'annonce ne sera pas trop sèche. « En cas de grosse chaleur, nous sommes obligés de faire intervenir les pompiers pour réoxygéner l'eau, sinon les poissons meurent. »
Olivier BERREZAI.