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Il fallait avoir un peu de patience avant d'aller miser sur un cheval, à l'hippodrome de Marville. Le populaire Grand national du trot a attiré 6 500 personnes, hier après-midi. « Un hippodrome vide, c'est triste »
Les quelque 6 500 spectateurs venus assister au Grand national du trot à l'hippodrome de Marville, hier après-midi, ne sont pas tous habitués à ce cérémonial. Claude, 66 ans, et sa femme Christiane, 59 ans, sont Rennais. En vacances dans le pays malouin, ces parieurs d'un jour ne regrettent pas d'être venus. « Ça permet de passer une journée intéressante ». Un intérêt non dénué d'intérêts, bien sûr, même s'ils ne viennent pas pour le gain. « On joue en suivant notre intuition, nos numéros fétiches », comprendre au bonheur la chance.
Pour Michel Vallée, président de la société des courses de Saint-Malo, les turfistes chevronnés restent les plus nombreux. « Il faut compter à peu près 60 % d'habitués ». Mais il se réjouit de voir le monde présent : « Un hippodrome vide, c'est comme un stade vide, c'est triste ».
Maurice, Guy et Gustave, la cinquantaine bien tassée, sont trois amis habitués des courses hippiques, et sont, eux, un peu plus réservés sur la foule, dans laquelle les amateurs se repèrent rapidement. « Un connaisseur ne vous dira jamais : le 8 a gagné. Un cheval, ce n'est pas un numéro. »
La main chanceuse de Miss France
La victoire de la course phare de la journée est revenue à Lady de Vindecy, drivée par Bernard Piton. Une récidive heureuse pour le jockey, déjà vainqueur l'an dernier.
Si deux petits euros suffisent à la mise minimum de départ, 200 000 € ont été mis en jeu sur les huit courses au programme. Et l'investissement est rarement gagnant, comme en témoigne le tapis de tickets perdants qui jonche le sol.
« On ne viendrait plus depuis longtemps si on jouait uniquement pour le gain », confirment les trois turfistes expérimentés, les journaux hippiques à la main. Ils se déplacent aussi pour l'ambiance, et pour voir les chevaux, « magnifiques ».
Et s'il y en a bien une qui ne les contredira pas, c'est Valérie Bègue, Miss France 2008. Avant une longue séance de dédicaces, elle a eu la chance de suivre le Grand national du trot depuis une voiture, au plus près des chevaux. « J'ai pu voir toute la beauté, toute la force des chevaux. »
Et la belle a gardé la main chanceuse en pariant sur les bêtes. Une 2e place et une victoire, pas mal pour « une activité découverte cette année ». Même si les courses hippiques sont « sacrées » dans son île natale de La Réunion. La chance des débutants, diront les pros du turf.
Joseph BANCAUD.
Pratique. Prochaines courses à l'hippodrome de Marville : vendredi 15, samedi 16 (exposition de produits régionaux), samedi 23 (semi-nocturne), jeudi 28 (course PMU, élection de Miss Ille-et-Vilaine en présence de Geneviève de Fontenay), vendredi 29 (course PMU, défilé de véhicules anciens). Renseignements au 02 99 56 19 58.