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Tous les jours, le public peut écouter les concurrents de la Transat Québec-Saint-Malo depuis le PC course. Certaines anecdotes font rire, d'autres témoignages inspirent le respect et l'inquiétude pour ces marins qui luttent contre les éléments. « Les bateaux ne sont pas comme les TGV ! Impossible de savoir l'heure exacte de leur arrivée. Entre les grandes marées, les courants et les vents qui basculent, on jongle avec la montre », reconnaît cette spécialiste qui a orchestré, entre autres, la Route du Rhum 2006.
Le public en contact direct
Hier, elle était suspendue aux lèvres des skippers qui racontaient en direct leur parcours. « Chaque jour, de 11 h 30 à 13 h, on appelle les différents équipages pour faire le point. Ces vacations en direct sont ouvertes au public », précise Davina Richard, une des chargées de communication. Grâce à la magie de la technologie, curieux et amateurs bien au chaud sur le plancher des vaches, se retrouvent au milieu des vagues. « On fonce droit devant, on a un peu de soleil, je nous verrais bien arriver pour l'apéro ! », confie Halvard Mabire, à la barre de Pogo Structures. Sur le grand écran, le public repère les quatre qui s'approchent de la cité corsaire (1).
Les sourires disparaissent quand c'est au tour de Victorien Erussard de témoigner. Laiterie de Saint-Malo, fortement endommagé depuis sa mauvaise rencontre avec une baleine, donne de la voile à retordre aux quatre garçons dans le vent. « On rafistole tous les jours quelque chose mais on va tenir le coup. On est capable de rejoindre la pointe de la Bretagne, et comme on habite Saint-Malo et pas Brest, il n'y a pas de raison qu'on n'y arrive pas ! », plaisante malgré tout le Malouin.
L'avarie, l'accident, c'est vraiment la crainte dont on parle à demi-mots sur les quais de Saint-Malo. « On est une cinquantaine de personnes réparties à terre et sur l'eau. Il y a ceux qui sont dans la caravane, sur le môle, à surveiller la ligne d'arrivée. On a des bateaux qui ouvrent la route et entourent les concurrents pour assurer leur sécurité jusqu'au bout. Le dimanche, il y a beaucoup de plaisanciers. Ils veulent profiter du spectacle. C'est tout à fait légitime, mais certains ne se rendent pas compte de la vitesse des bateaux de course, c'est un peu la 2 CV face à une formule 1 ! Il faut donc être très vigilant », décrit Patrick Celton, le coordonnateur en France de Voile Internationale Québec.
Pour les spectateurs qui veulent profiter du spectacle, la Cité d'Aleth à Saint-Servan, les remparts et le passage dans les écluses malouines seront des emplacements de choix. Les équipages qui auront franchi la ligne d'arrivée dans la journée iront également à la rencontre du public à partir de 18 h 30, sur le podium du jardin des douves, à l'entrée d'intra-muros.
Karin SOULARD.
(1) À l'heure où nous bouclons cette édition, Pierre Antoine, sur Imagine, class 50 open, espère arriver au plus tard au petit matin. À ses trousses, Halvard Mabire, sur Pogo Structures, en class 40, pourrait créer la surprise et le devancer. Suivent dans un mouchoir de poche, Hervé Cléris aux commandes de Prince de Bretagne et Olivier Krauss sur Mistral Loisirs - Pôle Santé Elior. (Lire aussi en page Sports). Pour connaître les heures d'arrivée, rendez-vous au PC course à côté des remparts et sur www.quebecsaintmalo.com