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Britt Manoli, la veuve du sculpteur (à droite) a choisi de léguer le musée et la collection au conseil général. Jean-Louis Tourenne (2e à droite), le président, est venu visiter les lieux avec Didier Le Bougeant (1er à droite), vice-président chargé de la culture. Tenant sa promesse, sa femme Britt y a installé un musée retraçant la carrière de l'artiste, distillant dans huit pièces et sur 2 000 m² de jardin plus de 300 oeuvres du sculpteur.
Aujourd'hui sa veuve et ses deux filles, Sylvie et Anne, souhaitent léguer ce musée au conseil général d'Ille-et-Vilaine, afin que la collection reste dans le domaine public et ne soit pas disséminée.
Une première pour le département
Ce fut un lieu de vie et de création pendant un quart de siècle. C'est aujourd'hui un lieu de mémoire. « J'ai beaucoup investi ici, mon énergie et mon temps. Pour le jour où je n'en aurai plus la force, je recherche une structure pour perpétuer l'oeuvre de Manoli », explique Britt Manoli devant Jean-Louis Tourenne, président du conseil général, venu visiter les lieux, mercredi, en compagnie de Didier Le Bougeant, vice-président chargé de la culture.
« C'est beaucoup d'émotion en peu de temps, assure Jean-Louis Tourenne. D'abord la rencontre d'un artiste majeur du XXe siècle, puis votre passion. Enfin, la confiance que vous faites au conseil général pour faire perdurer l'oeuvre. » C'est la première fois que le conseil général d'Ille-et-Vilaine va posséder un site culturel qui lui soit propre, à l'image d'autres départements comme les Côtes-d'Armor, par exemple, propriétaire du château de la Roche-Jagu où il organise régulièrement des expositions.
« Un cadeau extraordinaire »
Pour l'instant, on ne connaît pas encore les modalités concrètes de ce don. « Nos services juridiques vont étudier la meilleure formule, donation ou dation, afin de protéger l'oeuvre et les héritiers. »
Même si les murs et la collection reviennent au conseil général, la famille conservera la propriété intellectuelle de l'oeuvre. « C'est une opportunité exceptionnelle, un cadeau extraordinaire, s'enthousiasme Didier Le Bougeant. Nous allons en faire un haut lieu de la culture, porté par le département. Nous envisageons d'y accueillir des jeunes sculpteurs en résidence, avec des bourses, afin de rester fidèles à l'oeuvre de Manoli. »