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Les acheteurs de résidences secondaires sur Saint-Malo viennent de toute la France. Le marché immobilier ne semble pas vouloir retrouver son rythme de croisière. Et les vacances scolaires, plutôt propices aux ventes de résidences secondaires, n'y ont rien changé. « Ce n'est pas folichon, mais c'est tout de même mieux pour la vente des résidences principales par rapport au secondaire », constate Hans de Gouvello, responsable de l'agence immobilière Laforêt de Paramé.
Taux d'intérêts élevés, banques frileuses, biens immobiliers chers et incertitude sur l'évolution du marché dans les années à venir. « Ça fait beaucoup de points d'interrogation », reconnaît Hans de Gouvello. « La demande en secondaire est par définition moins urgente que dans le principal, ajoute Catherine Estrade, responsable de l'agence Maison Rouge, à Paramé. Les gens ont donc le temps de réfléchir, et le prennent de plus en plus longtemps. »
La demande existe tout de même. « Les acheteurs de résidences secondaires qui ont poussé notre porte sont de toute la France, indique Rémy Robert, responsable de l'agence Alet immobilier, groupe Giboire, à Saint-Servan. On vient de vendre un appartement à un couple de Dijon, avec deux enfants, qui voulait quelque chose pour cet été, et un grand deux pièces à un couple de la Manche qui cherchait une résidence secondaire pour se rapprocher de ses enfants et petits-enfants qui habitent ici. »
Pour le secondaire, la demande est exigeante. « Ils veulent des résidences en bon état, note Rémy Robert. Les gens qui habitent loin ne veulent pas s'embêter avec des travaux, ça fait beaucoup de route sinon. Pour des Rennais, ça va encore, mais pas plus loin. »
Les acheteurs parisiens, qui disposent en moyenne d'un budget plus élevé que le reste des acquéreurs, visent plutôt les appartements haut de gamme. « Mais ils ont du mal avec les prix, constate Catherine Estrade. Ils ne comprennent pas pourquoi les prix de Saint-Malo sont aussi élevés que dans certains quartiers parisiens. »
Si le marché des résidences secondaires est resté tranquille pendant ces vacances, les agents immobiliers comptent maintenant sur la période de Pâques. « Ce sont toujours des vacances favorables aux ventes, souligne Catherine Estrade. Il faut deux mois pour faire un acte, ça suffit pour avoir sa résidence pour l'été. »
Et Rémy Robert de conclure : « De toute façon, les appartements qui ne se vendent pas sont ceux qui sont surcotés. Les biens qui rentrent en ce moment sont au prix du marché et ça va ».
Stéphanie BAZYLAK.