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La faïence quimpéroise de René Quillivic sera une des attractions de la vente de samedi. Le commissaire- priseur Stéphane Prenveille tente un pari, pour les premières enchères à Saint-Malo au mois d'août. Pour l'organisateur, Stéphane Prenveille, commissaire-priseur judiciaire à la société Bretagne enchères, cette innovation sonne comme un défi. « D'habitude, nous organisons cette vente aux enchères au casino de Dinard en juillet. Le salon des antiquaires, qui se déroule en même temps à Saint-Méloir, pourrait ramener un public connaisseur. Nous espérons du monde, une clientèle locale et internationale. Mais, c'est difficile d'évaluer le nombre de visiteurs à l'avance. »
Depuis lundi et jusqu'à demain, avec son équipe, il agence la salle pour l'exposition. « L'idée est simple : tout organiser pour être en mesure de tout déplier en deux heures et placer les chaises pour la vente. » Samedi, ils seront six à officier. Au marteau, Stéphane Prenveille, assisté d'une personne au procès-verbal pour prendre l'adjudication, d'une autre à l'encaissement des chèques et de trois personnes en salle chargées de la distribution.
Des tableaux orientalistestrès en vogue
Le commissaire-priseur qualifie les enchères de samedi d'« éclectiques ». En vedette, cette année, dans la catégorie tableau, la toile maritime de Fernand Legoud-Gerard (aux alentours de 4 000 €). Les oeuvres orientalistes, « très tendances », viennent ensuite à partir de 2000 €. Moins cher (500 €) mais prisées, les peintures malouines et marines, de Séry et d'Élet.
Marin comme la dominante du mobilier. L'époque du XVIIIe et autres salons Louis XIV n'en sont pas moins représentés. Côté verrerie, à noter ma mise en vente d'une oeuvre de Delatte à 50 €, alors qu'il vaut « 400 € neuf ». Un sujet en faïence attribuée à René Quillivic tient également le haut de l'affiche.
Si la vente réserve souvent des surprises - un tableau de Marin-Marie est parti à 26 000 € en mai - l'information en amont a indéniablement progressé. « Grâce à l'explosion d'internet, le public s'est élargi et complexifié. Grâce au web, un Toulousain a pu acquérir un tableau d'un artiste toulousain, peu recherché ici. Autre exemple, beaucoup de New-Yorkais s'intéresse à la faïence de Quimper. Les années où les puristes se renseignaient avec l'unique Gazette de l'hôtel Drouot sont révolues », constate Stéphane Prenveille, qui croise les doigts sur la réussite de sa vente. Aux environs de 20 h, samedi, il saura s'il faut ou non se réjouir.
Pratique. Vente aux enchères, Hôtel des ventes. Samedi, dès 14 h. Exposition : vendredi, de 10 h à 19 h et samedi, de 9 h à 11 h.