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David Le Bigot et Charles Viel sont les deux conducteurs de travaux de la société GTB construction, présents en permanence sur le site. Derrière eux sont creusées les fondations pour installer la grue à partir du 16 mai. La première tranche a commencé début février, à l'angle de la rue Roger-Vercel et du boulevard Théodore Botrel, le long desquels une palissade a été dressée. « Pendant deux mois, il a fallu préparer le chantier en démolissant le poste de garde de l'école et ses salles informatiques », précise Stéphanie Lasquellec, en charge des affaires immobilières au Secrétariat général pour l'administration de la police (Sgap), qui pilote le dossier. En attendant, ses activités sont déplacées dans des préfabriqués et l'entrée s'effectue par le boulevard Théodore Botrel.
Labellisée Haute qualité environnementale
Le chantier de la future sous-préfecture peut donc maintenant commencer, « avec des fondations de type pieux, d'une profondeur de 14 m et d'un diamètre de 80 cm au maximum », explique Bertrand Gouquand, contrôleur des travaux au Sgap. La grue centrale va être ainsi installée à partir du 16 mai. « Une fois le plancher et les voiles béton montés, le 18 juin, le bâtiment sortira alors de terre. » C'est l'architecte parisien Thierry Van de Wyngaert, choisi parmi une centaine de candidatures, qui a dessiné les plans. Avec un rez-de-chaussée en pierre et un bardage zinc pour la toiture.
« Sa livraison est prévue avant l'été 2009 », informe Stéphanie Lasquellec. L'ancienne sous-préfecture ne sera, elle, pas regrettée. « Elle n'est absolument pas fonctionnelle », affirme Jean-Philippe Setbon, le sous-préfet. Ces anciens appartements réhabilités et appartenant au conseil général, ne sont pas du tout adaptés à l'accueil du public et au travail des agents. « Sans parler des problèmes d'accès. » Alors que la future construction, de 600 m2, intégrera des places de parking. Elle sera également labellisée HQE (Haute qualité environnementale), avec notamment « des terrasses végétalisées et un chauffage double flux », précise Bertrand Gouquand.
La deuxième tranche de travaux, prévue également sur 14 mois, enchaînera avec un nouveau commissariat. Son coût est estimé à 9 M€, « moins le prix du bâtiment actuel, propriété du ministère de l'Intérieur, qui sera revendu », avance le sous-préfet. La troisième et dernière tranche s'achèvera d'ici fin 2011, avec la démolition et la construction de l'école de police, pour un montant de 7M€.
Nadine PARIS.