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Josselin Légaré, ici avec un professeur de Nedogo et ses élèves, s'engage pour le développement du village. Il prend l'avion pour le Burkina Faso, un des pays les plus pauvres du monde. Là-bas, près de la moitié de la population vie sous le seuil de pauvreté. Sur place il se lie d'amitié avec une famille du village de Nedogo, à 1 h 30 de la capitale Ouagadougou. « Leurs valeurs me parlent. Tous se soutiennent, ils vivent en communauté pour être plus fort ».
Un des pays les plus pauvres
Ce voyage initiatique a convaincu Josselin. « Je me sens plus à l'aise en Afrique ». Touché par l'accueil des habitants, il décide de faire un geste à son tour. Lors de son second périple à la fin de l'année 2007, il fonde son association Beogo Ka-Boulli, Le germe de l'avenir, pour aider le village. « J'ai décidé de dédier ma vie au village et de contribuer de mon mieux à son développement. »
Son association ambitionne d'agir dans trois domaines : le tourisme, la culture et l'éducation. « Je peux accueillir des voyageurs dans ma maison pour une immersion dans la vie traditionnelle locale, pour 10 € par jour. Cela permet de financer en partie l'association, explique Josselin. D'autres projets sont en cours. J'organiserai des projections de films et des conférences avec le directeur de l'école, pour permettre aux villageois de s'ouvrir sur le monde, » ajoute-il.
Josselin Légaré est dévoué à son village d'adoption. Il va y construire un centre de formation professionnelle. « Les jeunes ont peu accès à l'éducation. S'ils ont la chance d'aller à l'école primaire, ils s'arrêtent souvent là. Avec le centre, ils pourront apprendre des métiers comme l'agriculture, l'élevage ou la menuiserie. » Josselin ne souhaite pas inculquer un nouveau mode de vie aux locaux mais seulement leur apporter des techniques de travail.
Le 7 juin prochain, Josselin Légaré repartira définitivement en Afrique, à Nedogo, son petit village de brousse. Il retrouvera son vieux et sa vieille (titres honorifiques en Afrique) et la maison qu'il s'est fait construire. « La mer va me manquer, mes parents aussi. Mais c'est une décision mûrement réfléchie ».