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Près de soixante-dix hommes et trois grandes échelles des trois casernes de Rennes ont été mobilisés au Colombier dans la nuit de vendredi à samedi. : Photos sapeurs-pompiers. SDIS 35.Arrivés sur le trottoir, au coin du boulevard de la Tour-d'Auvergne, ils continuent à prévenir leurs voisins. Il y a quand même quatre à cinq appartements par étage sur huit niveaux même si certains sont partis en vacances.
La fumée dans les cages d'escalier
Quand les premiers sapeurs-pompiers arrivent des trois casernes de Rennes, le feu est violent dans le sous-sol. Les cages d'escalier, noyées dans la fumée, sont impraticables et la panique commence à gagner les habitants dont certains attendent de l'aide sur leur balcon.
Le capitaine Bonnier et ses hommes décident donc d'évacuer en priorité les habitants. Bientôt, trois grandes échelles sont là. Elles servent à évacuer une quinzaine de personnes qui n'avaient pas pu sortir par leurs propres moyens.
En même temps, des binômes de sauveteurs partent dans les escaliers des trois premiers immeubles de l'impasse alors que la reconnaissance se poursuit dans le sous-sol pour trouver l'origine du sinistre.
« Le 3e incendie en un an »
À 1 h 15, l'incendie est maîtrisé. C'est une voiture qui a brûlé dans un box ouvert du parking du numéro 16. Il ne reste plus qu'à évacuer la fumée mais, au point de rassemblement des familles, émotion et colère se mêlent.
Un couple du huitième étage et leurs cinq enfants sont sortis par la grande échelle : « En un an, c'est le troisième incendie que nous avons ici. » Ils montrent du doigt la proximité de la discothèque sur le boulevard. « En début de semaine c'est toujours calme et après, chaque nuit, ce sont des cris, des hurlements, des dégradations, des feux de poubelle... »
Maintenant que la situation est maîtrisée, Malila et d'autres femmes de la rue préfèrent en rire. « On est toutes allé aux toilettes de la discothèque en chemises de nuit et robes de chambre. Ils nous ont accueilli très gentiment mais vous imaginez la scène ! »
Les causes inconnues
A 1 h 30, les habitants peuvent recommencer à rejoindre leurs appartements sécurisés. Il n'y a aucun blessé grave à déplorer mais plusieurs personnes légèrement intoxiquées par les fumées ont quand même été transportées par les sapeurs-pompiers au centre hospitalier.
Les causes de l'incendie de la voiture ne sont pas encore connues mais, on peut déjà constater que, même si ces immeubles des années 70-80 ont une structure solide en béton, faute de portes coupe-feu et de trappes de désenfumage, les fumées s'y propagent très facilement. La police judiciaire a procédé à des analyses. Une enquête est en cours.
Gilles KERDREUX.