Un viaduc à péage sur la Rance d'ici à 2015
Ras-le-bol des ralentisseurs ?
L’eau, trop chère à Saint-Malo ?
Patio Andaluz
Concert avec "The Victory Gospel Singers"
Baby-sitting














Les jeunes Anglais, deux frères qui se retrouvaient après six mois de séparation ainsi que leur cousin, ont bu du vin, de la bière, et de la vodka dans la nuit du 30 juillet à Dinard. Deux d'entre eux revenaient d'un séjour en Australie, l'autre d'Espagne. « Nous étions surexcités. » Ils ont été surpris par la police alors qu'ils venaient de courir sur les toits et capots de dix-huit voitures.
Leur présence détonne à l'audience : en costume cravate très élégant, ces trois garçons dans le vent affichent des mines contrites. Leur profil social et culturel : une famille aristocratique qui passe ses vacances à Dinard depuis 21 ans, des études religieuses pour l'un, en anthropologie pour l'autre, et le troisième dans la peau d'un futur prof d'anglais.
Via leur interprète, ils disent éprouver de la honte avec le recul, parlant d'un incident isolé qui ne leur ressemble pas. Leur mère présente affiche un visage sévère, assurant qu'elle les a repris en main. Les parents ont avancé l'argent pour indemniser les victimes, mais les jeunes se sont engagés à rembourser leurs parents en faisant des petits boulots. Ils ont envoyé une lettre d'excuses à toutes les victimes. Hier, ils ont fait si bonne impression sur le ministère public que celui-ci a proposé une dispense de peine. Le tribunal a suivi en leur accordant même l'absence de mention au casier judiciaire.
Les petits Français, n'affichaient pas la même superbe ni leur facilité. Ils sont trois jeunots, deux sans emploi, le troisième s'engageant dans l'armée pour trouver une issue. Par trois fois en mars dernier, ils ont sévi sous l'emprise de l'alcool : de 5 à 39 voitures ont été détériorés par les uns ou les autres : en crevant les pneus, en arrachant les rétroviseurs et les essuie-glaces, enrayant les carrosseries ou en les taguant à la peinture entre la gare et l'Espérance.
L'un des trois comparaît détenu, ayant déjà écopé de huit mois ferme le mois dernier. La substitut du procureur parle de « comportement stupide, d'actes totalement gratuits sauf pour les victimes qui ont subi un préjudice non seulement matériel mais moral : » le temps perdu, et l'argent avancé tout de suite pour remplacer les pneus. La tâche s'avère autrement plus ardue pour l'avocate de la défense dans ce dossier...
Les jeunes gens devront attendre le 7 octobre avant d'être fixés sur les demandes du parquet : deux mois et six mois de prison avec sursis mise à l'épreuve pour deux d'entre eux, mais deux ans de peine plancher dont la moitié avec sursis mise à l'épreuve pour le troisième qui encourait jusqu'à cinq ans encore pour récidive après trois condamnations récentes pour des faits identiques.
Gérard LEBAILLY.