Baby-sitting




Après trois défaites consécutives, Boris Grebennikov et ses joueurs ont grillé tous leurs jokers. Ce soir, ils doivent impérativement battre Paris. : Didier Morel« On a été extrêmement bien pendant les trois quarts du championnat, mais on a manqué de lucidité les trois derniers matches », analyse Boris Grebennikov. La défaite fait partie du sport, mais la mauvaise série en cours pourrait coûter cher au Rennes Volley.
En tête du championnat, il y a trois semaines, à l'issue du déplacement à Saint-Brieuc, les playoffs étaient quasiment assurés. Pourtant, aujourd'hui, après les deux défaites face à Tours et Sète, puis la claque reçue face à la lanterne rouge Asnières, les Rennais sont sortis du top 4. « Nous étions moins concentrés mentalement, alors on a renforcé le mental. On a beaucoup dialogué avec les joueurs pour sortir de ce passage à vide. J'espère maintenant qu'on va réussir à sortir de cette période », ajoute l'entraîneur rennais.
À quatre journées de la fin du championnat, rien n'est encore joué. Les Rennais ne pointent qu'à un point de leur adversaire du jour, Paris (4e), et à deux points du dauphin, Poitiers. Dans ce championnat palpitant, seul Cannes semble être à l'abri. « Le championnat est très serré, cette année, et tous les matches sont décisifs, explique Boris Grebennikov. Une victoire ou une défaite peut bouleverser le classement, d'autant plus que ce week-end, des équipes de haut de tableau s'affrontent. »
Parmi les chocs de haut de tableau, le plus décisif sera certainement le déplacement de Paris dans la capitale bretonne. Décisif pour les Parisiens s'ils veulent tenter de conserver leur titre. Décisif aussi pour les Rennais qui devront affronter Cannes, Beauvais et Narbonne lors des trois dernières journées. Le match face à Paris, ce soir, est donc de la plus haute importance.
Le hic, c'est que depuis leur montée en Pro A en 2001, les Bretons n'ont jamais réussi à battre les Parisiens. « Paris est un grand club, plusieurs fois champion de France et vainqueur de la Ligue des champions, témoigne l'entraîneur rennais. Ils jouent dans un esprit positif et c'est lorsque l'on est positif que l'on gagne. » À l'aller, les Rennais s'étaient inclinés 3-0. Ils avaient été chahutés tout au long du match. Les Parisiens avaient bien servi et, eux, n'avaient pas réussi à réceptionner correctement.
Mais samedi, les hommes de Boris Grebennikov devront tout donner pour conserver une chance de vivre l'aventure jusqu'au bout. « On peut très bien avoir une grande chance et ne pas savoir en profiter. Mais on peut également en avoir une toute petite et savoir la saisir », philosophe Boris Grebennikov. En clair, aujourd'hui, tout est encore possible, mais tout reste à faire.
Marion LIMBACH.
RENNES : Strehlau, Tuia, Anselmo, Nganga, Mihaylov, Kardos, Hudecek, Fuahea, Galesev, Esna. Entraîneur : Boris Grebennikov.
PARIS : Havas, Berrios, Attie, Lepetit, Redwitz, Rivera, Van der Veen, Vadeleux, Novak, Antony, Bonon, Castard, Esseddyq, Hargreaves. Entraîneur : Mauricio Paes.
La billetterie sera exceptionnellement ouverte dès 18 h, aujourd'hui.
Football : Le Morbihan sur la route de la TA et de Cesson
La Vitréenne veut prendre sa revanche
Tennis : Le suspense présent au Bois-de-Soeuvres
Football : Dréossi : « Pas de bon de sortie et aucun cadeau »
Volley-ball : Le Rennes Volley en phase de reconstruction
Texto : Kamil Zielinski pointe le bout de son nez
Football : Le rêve un peu fou d'Europe s'éloigne pour les Rennais
Football : Comme à Caen, l'herbe est parfois plus verte chez le voisin
Football : Échos en Rouge et Noir
Ligue 1 : Caen et Rennes se neutralisent, les Bretons croient encore à l'Europe