La sortie de « Ker Violette » en espagnol est prévue en février 2009. Karine Fougeray partira ensuite en Espagne pour en faire la promotion dans tout le pays. « Dans ma famille, le cheval et les bateaux ont toujours été présents et indissociables. Je voulais qu'il y ait les deux ». Parler de ce que l'on connaît le mieux a un côté rassurant. Il fallait au moins cela pour encourager la jeune graphiste de formation dans l'écriture de son premier roman.
Karine Fougeray a commencé à écrire à 34 ans, à son retour à Saint-Malo, voilà dix ans. « J'ai d'abord écrit une nouvelle sur mes voisins, qui me paraissaient très exotiques après 17 ans passés à Paris. J'avais toujours été littéraire mais l'idée d'écrire ne m'était jamais venue, je n'avais pas le temps ».
Une nouvelle sur sa jument suivra. « Je l'ai envoyée à Jérôme Garcin (animateur du « Masque et la plume », sur France Inter) en le prenant au mot parce qu'il disait « je fais encore partie de ces journalistes qui répondent à leur public » ». Encouragée, elle se lance dans l'écriture d'un recueil. « Cela ne m'a pris que six mois, sans stress, en écrivant quand ça me venait ».
Elle fait les galettes, c'est toute sa vie est un succès. Publié en 2005, le recueil sort en poche en 2007. « Mon éditrice (Delphine Montalant) m'a alors dit « il faut que tu fasses un roman, c'est la voix royale en France »». Elle répond oui tout de suite. « Mais au bout de 30 pages, j'étais bloquée ». La jeune femme s'est lancée dans un roman polyphonique, exercice compliqué. « Je n'ai rien choisi, c'est arrivé comme ça, chaque personnage a tout de suite eu sa voix ».
L'auteure écrit naturellement, sans s'astreindre à une technique rigoureuse. « Le côté : je me mets devant mon ordinateur à 7 h et je ne le quitte plus jusqu'au soir m'inhiberait complètement ». Elle est plutôt du genre à griffonner les idées qui lui passent par la tête sur des notes autocollantes ou des morceaux d'enveloppes abandonnées sur la table de la cuisine. « Avec ce roman, je me suis aperçue qu'écrire était un vrai job ! J'en ai vraiment bavé, j'ai mis deux ans et demi à le pondre ».
Ker Violette est sorti le 28 février et devrait très bientôt être traduit en espagnol. La maison d'édition madrilène Alianza Editorial vient en effet tout juste de racheter les droits du roman. Sortie prévue en février 2009. Il a également été sélectionné par les centres culturels Cultura comme « coup de coeur de l'été ».
Stéphanie BAZYLAK.
Ker Violette, Ed. Delphine Montalant, 250 pages, 18 €.

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