Les 150 salariés de la clinique ont réalisé leur auto-évaluation, amélioré la qualité de leur travail et synthétisé dans un document disponible sur Internet. C'est désormais officiel : la Haute autorité de santé a prononcé « la certification de niveau 1 sans mesure de suivi ». Plus précisément, sur 207 points de contrôle et cotés de A à E, la clinique de la côte d'Émeraude a obtenu 87 % de A, 10 % de B et 3 % de C.
Instaurée par les ordonnances Juppé de 1997, la certification est une procédure d'évaluation externe des établissements de santé (cliniques, hôpitaux...). Elle est organisée par la Haute autorité de santé (HAS) tous les quatre ans. « La première concernait les organisations : les règlements, la satisfaction du patient, la lutte contre les infections nosocomiales... Celle-ci mesure davantage la qualité des soins et la prise en charge des patients. Le coeur du métier », souligne Marie-Annick Bondiguel, directrice de la clinique.
Avant de l'obtenir, une cinquantaine de réunions ont été menées par tous les salariés, entre janvier et avril 2007. « Cette auto-évaluation a concerné 207 points, rassemblés en 46 thèmes. » Sur celui de la douleur, par exemple, les praticiens se sont interrogés sur sa prise en charge. « Un questionnaire a été soumis aux patients pour qu'ils puissent évaluer leur douleur et permettre ainsi une meilleure prescription. » Les urgences, la gestion des transfusions sanguines, les transferts en cas de réanimation, la sécurité, la prévention des escarres, le risque suicidaire, l'accès au dossier médical... figurent parmi les autres sujets de réflexion.
Ce document a été envoyé à la HAS, qui a alors délégué trois experts, en juin 2007 : un directeur d'hôpital, un cadre infirmier et un médecin. « Ils ont rencontré les équipes de jour, de nuit, les praticiens, la direction. Ils ont également visité le bloc opératoire, les services de soins, administratifs, logistiques... et discuté avec des patients, des salariés... », raconte la directrice.
Six points notés « C »
L'autorité publique indépendante a rendu son verdict fin 2007. La clinique obtient une certification sans réserve. Seuls points de faiblesse, les six critères cotés « C », portant globalement sur la qualité du dossier du patient, avec un meilleur suivi des soins.
Sur la dizaine d'établissements de santé du secteur 6, seuls deux ont été « contrôlés ». Celui de Saint-Malo et la clinique Saint-Joseph de Combourg, qui a obtenu une certification avec suivi dans les six mois, sur deux points : réaliser des travaux de sécurité et assurer la continuité du service médical de nuit. « Pour l'instant, il y a eu plus de rapports avec réserves que sans, constate la directrice Marie-Annick Bondiguel, qui approuve ces évaluations nouvelles dans ce métier. Elles créent une dynamique, obligent à chercher des solutions en commun. Tout cela ne peut qu'améliorer la qualité. »
Nadine PARIS.
(1) Ce rapport, ainsi que celui de la clinique Saint-Joseph, à Combourg, est disponible sur le site internet de la haute autorité de santé : www.has-sante.fr (espace Grand public).

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