Alexis Hamon, Charlotte Garnier et Marie Delahaie suivent tous les trois une formation supérieure en alternance, « sans regret... au contraire ». Après un BEP et un bac pro, « le DUT est une suite logique ». En 2e année génie industriel et maintenance, Alexis Hamon passera cette année son diplôme, mais en alternance. Entre ses cours à l'IUT et son travail chez Sanden, à Tinténiac, à la maintenance du centre d'essai et d'études. Même rythme pour Marie Delahaie, en licence professionnelle de logistique et assistante d'exploitation chez Kéolis, à Saint-Malo. Charlotte Garnier, en 2e année Réseau et télécoms, passe, elle, un mois à l'école et un autre mois chez Orange, à Rennes, « au service après vente, où je gère les grands réseaux bancaires ».
Pro d'abord
Alexis et Charlotte se considèrent plus comme professionnels qu'étudiants. « J'ai le statut d'un apprenti mais les collègues me considèrent comme eux, des techniciens. » Alors que Marie se sent encore en formation chez Keolis. « J'apprends encore beaucoup, on m'accompagne. Je n'ai pas le même statut que les autres salariés. » Mais à la fin de son contrat, cet été, l'entreprise lui a proposé un remplacement comme agent planning. « C'est la finalité de mon diplôme », se réjouit-elle.
Un plus
« Avec l'alternance, j'ai déjà un pied dans l'entreprise, tout en continuant à apprendre. C'est un plus pour trouver du travail », assure Marie. « Les diplômes sont les mêmes qu'en formation initiale, avec de l'expérience en plus. Une différence de plus en appréciée par les entreprises », poursuit Charlotte. Si bien qu'Alexis, après six années d'alternance n'a plus besoin de démarcher. « Maintenant on m'appelle. L'alternance n'est plus dénigrée comme avant, surtout dans le supérieur », dit-il.
Difficultés
« Reprendre le rythme scolaire après quinze jours d'absence, ce n'est toujours facile », souligne Marie. Heureusement, poursuit Charlotte, l'emploi du temps est adapté à l'alternance. Mais surtout il faut être motivé, disent-ils tous les trois. Déjà pour entrer dans ces filières en alternance, sélectives. Ensuite pour trouver une entreprise.
Dans la classe d'Alexis, sept élèves n'avaient pas d'employeur. Ils ont dû rejoindre la formation initiale. En Réseau et télécoms, l'IUT a un partenariat avec Orange. Cela aide. « Sinon il faut démarcher soi-même », explique Charlotte. « Les responsables de la licence pro nous aident aussi, grâce à leurs contacts », poursuit Marie. Enfin, l'entreprise fait passer un entretien d'embauche. « Là encore il faut être convaincant. »
Salaire
« Il dépend de l'âge, de l'expérience et de l'entreprise », précise Alexis. Lui est payé 800 € par mois, même quand il est en cours. Marie, elle, annonce 700 € et Charlotte, la mieux lotie, gagne 1 060 €. « Ce revenu permet d'avoir mon propre appartement, de me faire plaisir et de gérer ma petite vie », raconte Charlotte. Un point de vue partagé par Marie. « J'ai pu m'installer, apprendre à gérer un budget. Cela aide à devenir un peu plus adulte. »
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samedi 13 mars 17:11 Redon
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